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La voix des compositrices et compositeurs dans le débat sur le développement des centres nationaux de création musicale

Un rapport synthétique rédigé par le syndicat fait un certain nombre de constats et exprime les besoins des compositrices et compositeurs afin que les centres nationaux de création musicale puissent pleinement jouer leur rôle de points nodaux de la création musicale sur le territoire.

En ces temps d’incertitudes et de changements, le SMC mène une réflexion et des actions sur les enjeux actuels et à venir de l’écosystème que constituent les acteurs, les infrastructures et le réseau de la création musicale. Cette réflexion et ces actions sont menées en concertation régulière avec les structures et institutions qui ont entre leurs mains une partie de notre avenir et celui de notre écosystème.
Parmi les différents dossiers abordés par le SMC, la question du développement des centres nationaux de création musicale (CNCM) nous apparaît cruciale dans la mesure où nous considérons ces structures comme les « maisons » des créatrices et créateurs de musique sur le territoire national, au même titre que les centres chorégraphiques nationaux (CCN) et centres dramatiques nationaux (CDN) le sont pour les chorégraphes et les metteurs en scène.
Ce rapport, qui se présente sous la forme d’un ensemble de constats suivi d’une liste de besoins, n’a pas l’intention de se substituer à la parole portée par les directrices et directeurs des huit CNCM auprès des instances, mais de faire entendre une autre voix, indépendante : celle des créatrices et créateurs de musique eux-mêmes.

L’un des principaux constats est la faiblesse du réseau national de la création musicale, dont les CNCM devraient naturellement constituer le maillage équilibré sur l’ensemble du territoire, en étant dotés de lieux de diffusion et de moyens d’accueil, de commande et de production à la hauteur de leur mission.
Mais avant même que ce développement ait lieu, les CNCM, dans leur état actuel, manquent encore de moyens techniques et humains : les budgets de commandes, résidences, productions, accompagnement, médiation et diffusion sont bien trop réduits (22 fois inférieurs à ceux des CDN en 2021), entraînant une marginalisation de la création musicale bien souvent cantonnée dans les « laboratoires » que sont devenus les CNCM.
Le SMC s’adresse au ministère de la Culture et aux collectivités qui financent les CNCM pour alerter sur ces manques et pour rappeler les besoins et attentes des compositrices et compositeurs vis à vis de ces maisons de la création musicale.

Les cinq besoins identifiés par le rapport sont :

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